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Prof d’EPS et président du club d’athlétisme de Forbach, Pascal Schuler a été nommé responsable du stade d’échauffement, voisin du Stade de France, pour les JO mais aussi les Jeux Paralympiques.
«Il faut que je te voie à la fin, j’ai une proposition à te faire pour les Jeux»: cette phrase résonne encore dans la tête de Pascal Schuler, président du club d’athlétisme de Forbach, en Moselle. Elle a été prononcée le 18 juin 2023 lors du meeting Stanislas, à Nancy. Son auteur? Alain Blondel, ancien champion d’Europe du décathlon (en 1994, à Helsinki) et responsable des épreuves d’athlétisme aux JO de Paris. Forcément, Pascal Schuler s’attend à une proposition sympa… Il ne sera pas déçu!
Alain Blondel a pensé à lui pour pour être manager du site d’échauffement. Dit plus clairement: responsable du petit stade, voisin du Stade de France, où tous les athlètes passent pour monter en température avant leur épreuve et pour décompresser, se décrasser après. Et ce lors des JO, mais aussi des Jeux Paralympiques. «Je lui ai dit que j’avais besoin de réfléchir», raconte Pascal Schuler, en souriant. En fait, sa décision est vite prise: «Les Jeux, ce seront mes vacances!», lance ce professeur d’EPS dans un lycée de Forbach.
À 62 ans, ce rôle qu’il endossera fin juillet sonne comme une récompense. Lui préfère le terme «reconnaissance», de son engagement associatif et de ses compétences sportives et dirigeantes. «J’en suis d’autant plus fier que je n’ai pas candidaté», souligne Pascal Schuler. Si Alain Blondel est venu le chercher, c’est d’abord parce que le président de l’US Forbach Athlétisme – depuis 2002 – sait y faire question organisation, notamment celle du meeting international de Forbach. Il s’agit de l’une des meilleures réunions d’athlétisme de l’Hexagone. Elle se déroule chaque année à la fin du mois de mai au stade du Schlossberg. Ce complexe sportif niché au cœur de la verdure, dans l’ancien bassin houiller lorrain, c’est la deuxième maison de Pascal Schuler. Voire la première…
«J’ai pris ma première licence au club en 1972, à l’âge de 10 ans. C’était l’âge minimum. Mais je suis au club depuis toujours. Tout petit, je jouais dans le bac à sable du saut en longueur», se souvient-il. Son papa, Herbert, est le fondateur de l’US Forbach Athlétisme.
Du bac à sable de la longueur, Pascal Schuler passe au sautoir de la perche. Athlète d’un bon niveau régional dans les catégories jeunes et espoirs, il va surtout s’atteler à transmettre sa passion, dès ses études supérieures bouclées. «À mon retour de la fac, en 1986, j’ai monté une école de saut à la perche à l’US Forbach.» Le coaching, les fonctions dirigeantes dans son club, mais aussi au niveau des instances départementales, régionales: c’est le fil rouge de ces quarante dernières années sportives pour Pascal Schuler.
Cette parenthèse enchantée et olympique, il entend la vivre intensément au pied du Stade de France tout en remplissant son rôle avec rigueur. «Alain Blondel a sollicité des directeurs de meeting qui ont l’habitude du contact avec les athlètes et qui sont capables d’être réactifs dans certains situations», explique-t-il. Ce qui m’intéresse surtout, c’est de voir comment de tels champions se comportent à l’échauffement.
Il formera ainsi un binôme de managers avec son homologue de Nantes, et ils seront accompagnés de quatre assistants et une quinzaine d’autres bénévoles, qui devront s’assurer que «tout se passe bien». Accueillir les athlètes, “distribuer” les couloirs et satisfaire tout le monde, s’assurer qu’il y a de l’eau… Sa mission sera avant tout organisationnelle, relationnelle et logistique. «Mais l’athlé, c’est un milieu où tout le monde se connaît et où règne une bonne ambiance», assure-t-il.
Une bonne excuse pour louper la rentrée
N’empêche, Pascal Schuler va voir défiler le gratin mondial et il entend bien profiter du moment, au cœur de l’événement. «Ce qui m’intéresse surtout, c’est de voir comment de tels champions se comportent à l’échauffement avant une course, une finale, mais aussi à leur retour de l’épreuve. Sur le plan humain et émotionnel, le stade d’échauffement est le meilleur endroit, après la ligne d’arrivée», considère-t-il. Il aura aussi l’occasion de croiser une sociétaire de son club, puisque la sprinteuse forbachoise Marie-Ange Rimlinger a été sélectionnée, comme remplaçante, avec le relais 4x100 m français.
Les journées risquent d’être longues, mais cela en vaudra la peine. Pour se reposer, Pascal Schuler sera hébergé dans un hôtel à 2 km du stade pendant toute la durée des JO, «du 27 juillet au 11 août». Puis il rentrera pendant deux semaines en Moselle, avant de «repartir pour les Jeux Paralympiques. Et là, on sera logés au Village olympique», savoure-t-il. Un second rendez-vous qui va d’ailleurs lui faire louper la rentrée scolaire 2024-2025. Mais le mot d’excuse devrait être facilement accepté.
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